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Numéro 1 Le 25 février 2010
Nos conditions de travail et nos salaires
Il faut y voir !
Le 21 décembre dernier, après une période de consultation des membres dans chacun des centres de détention et de l’analyse d’un sondage auprès d’eux, nous avons déposé notre projet de convention collective au ministère de la Sécurité publique. Ce projet reflète le point de vue des ASC et nous estimons qu’il améliorera nos conditions de travail suivant en cela la ligne directe de nos efforts et des pressions que nous avons exercées au cours des dernières années pour faire pleinement reconnaître notre métier.

Lors de la négociation précédente, le gouvernement du Québec nous a démontré que sa première préoccupation n’était pas l’amélioration de notre sort, malgré l’importance de notre travail et toutes les difficultés que nous rencontrons au quotidien. Par exemple, il ne semble pas comprendre les conséquences de la pénurie de personnel que nous vivons, qui contribue aussi à la dégradation de nos conditions de travail.
C’est pourquoi nous avons dû nous serrer les coudes alors et engager une mobilisation exemplaire pour le faire fléchir et l’amener à reprendre la négociation, malgré la loi spéciale qui est en vigueur jusqu’au 31 mars, soit l’échéance de notre convention collective. Les gains que nous avons obtenus alors ne constituaient qu’une étape.
C’est maintenant le temps d’aller plus loin. Cette négociation qui s’amorce doit permettre de nous faire progresser de façon significative. Mais nous ne pourrons obtenir de gain si la mobilisation n’est pas au rendez-vous. La première condition vers le chemin de la victoire est la solidarité.
À travers le Québec, nous devons unir nos forces pour atteindre nos objectifs. Cette solidarité doit s’exprimer par une action soutenue. Voilà notre première responsabilité.
Les porte-micros : PORTONS-LES !
Vous recevrez un porte-micro qu’il faut porter fièrement. Il s’agit d’une démonstration de notre solidarité et d’un soutien à nos revendications. Le signal que nous envoyons aux employeurs est clair : Nous unissons nos forces pour avancer !

Le 10 mars : une première action à Québec
Il y a quelques mois, en réponse aux demandes du front commun dans le secteur public, le Conseil du trésor a répondu avec des offres salariales ridicules qui maintiennent les revenus des employé-es de l’État sous l’inflation.
Le gouvernement du Québec, qui a imposé les conditions salariales en 2005, exclut d’emblée tout rattrapage. Il offre des hausses de salaires de 5 % au cours des cinq prochaines années, soit jusqu’en 2014. En considérant les prévisions du taux d’inflation d’au moins 8,7 % d’ici 2013, il est clair que les 500 000 employé-es des services publics s’appauvriront davantage.
De plus, le gouvernement exigerait la fin du cumul de nos congés de maladie non utilisés d’une année à l’autre et songerait même à revoir les bénéfices de notre régime de retraite.
Goûterons-nous à la même médecine restrictive le 10 mars, lorsque le Conseil du trésor nous déposera ses offres ? Affirmons notre détermination à obtenir des hausses salariales décentes qui tiennent compte d’un nécessaire rattrapage en accompagnant notre comité de négociation lorsqu’il recevra les propositions gouvernementales à Québec. La mobilisation s’organise pour que nous soyons nombreux à démontrer notre volonté d’obtenir gain de cause. Des autobus sont prévus devant les centres de détention. Soyons-y !
Rappel de quelques-unes de nos priorités de négo
Le saviez-vous ? Nous revendiquons des hausses salariales de 3,75 % pour chacune des trois prochaines années, jusqu’en 2012, en plus d’un rattrapage de 3 % pour la même période, soit le 30 juin 2010, le 30 juin 2011 et le 30 juin 2012. Nous voulons nous assurer que l’écart qui nous sépare des agents de la Sûreté du Québec, au maximum de l’échelle, soit comparable à celui qui sépare les ASC fédéraux des agents de la Gendarmerie royale.
Le saviez-vous ? Nous revendiquons de pouvoir avancer dans les échelons salariaux deux fois par année, plutôt qu’une, afin d’atteindre le maximum salarial après 6 ans de service au lieu de 12 ans.
Le saviez-vous ? Nous revendiquons l’implantation des notions d’assistance judiciaire et de protection aux frais de l’employeur, en cas de poursuite dans le cadre de nos fonctions, comme elles existent pour les policiers québécois. D’ailleurs, lors de la négociation précédente, le ministère de la Sécurité publique a signé une lettre d’entente (no 18) où il s’engage à en discuter avec nous. Il s’agissait clairement d’une reconnaissance de sa part. Il faut maintenant qu’elle se traduise concrètement.
Le saviez-vous ? Nous revendiquons de limiter à un maximum de 2 ans la possibilité pour une ASC d’occuper un poste de c/u par intérim. Nous voulons agir sur toutes les conditions qui accroissent la pénurie de personnel. La direction n’a pas à boucher ses trous avec nos membres.
Le saviez-vous ? nous voulons améliorer la procédure de griefs pour s’assurer de bien faire respecter nos droits.
Montréal, le 19 février 2010
À : Tous les membres du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec (CSN)
De : Stéphane Lemaire, président national
Objet : Comité d’aide et soutien et prix de présences
Mesdames,
Messieurs,
Suite à la tournée de présentation du cahier de demandes, nous avons procédé au tirage des prix de présences pour les sections qui avaient quorum, soit Chicoutimi, Sept-Îles, Roberval, Hull et Sorel.
Le tirage a eu lieu le mardi 16 février 2010, lors de la réunion du comité d’aide et soutien.
Nous avons le plaisir de vous annoncer les noms des gagnants : Mme Élisabeth Arsenault (Hull), M. Philippe Boucher (Sorel), M. André Laroche (Roberval), Mme Marie-Ève Chouinard (Sept-Îles) et Mme Claire Boulianne (Chicoutimi).
Le prix comprend une carafe à vin ainsi que deux coupes à l’effigie du syndicat. Nous tenons à féliciter les gagnants pour leur implication et à remercier tous ceux qui étaient présents lors de notre passage dans vos détentions. Nous comptons sur votre appui et votre détermination pour la négociation à venir.

Également, lors de la réunion du comité d’aide et soutien, certaines modifications ont été apportées au partage des sections entre les membres du comité.
Simon Vallée est responsable des sections suivantes : RDP, Roberval, Chicoutimi, Baie-Comeau et Sept-Îles.
Mathieu Lavoie est responsable des sections suivantes : New Carlisle, Rimouski, Bordeaux, Hull et DSTC.
Shirley St-Onge est responsable des sections suivantes : Sherbrooke, Tanguay, Sorel et Saint-Jérôme.
Tony Vallières est responsable des sections suivantes : Amos, Québec, Valleyfield, Trois-Rivières.
Les membres du comité d’aide et soutien sont là pour vous aider, n’hésitez pas à les consulter.
Syndicalement vôtre,
Stéphane Lemaire, président national














